Allaitement maternel
- lisargb
- 18 nov. 2018
- 3 min de lecture
Une des questions majeures que se posent les futures mamans reste celle de l’allaitement. Vais-je allaiter, ou nourrir mon enfant avec du lait infantile ? Quels sont les bienfaits du lait maternel ?
Les avantages du lait maternel
A ce jour, le lait artificiel n’équivaut pas au lait maternel. Voici quelques avantages concernant l’allaitement maternel :
Le lait maternel est parfaitement adapté aux besoins du nouveau-né, fait sur mesure : le lait de femme contient moins de protéines et moins de minéraux, et est adapté pour la croissance du nourrisson (une croissance corporelle plus lente que la croissance de son cerveau).
Il apporte tous les nutriments et anticorps nécessaires à l’enfant.
Sa qualité est optimale et il évolue au cours de l’allaitement et de la croissance du bébé (la composition qualitative et quantitative du lait évolue et s’adapte en permanence aux besoins du bébé, au fur et à mesure de sa croissance).
Il est recommandé par l’OMS (organisation mondiale de la santé), le PNNS (plan national nutrition santé) ou encore par l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) pour sa protection aux infections, et pour le renforcement du système immunitaire et la prévention du risque d’obésité.
Le lait maternel est gratuit, pratique lors du déplacement (peu encombrant), hygiénique (pas besoin de stérilisation), s’auto-régule (pas de risque de mauvais dosage de biberon) et reste à température du corps. De plus, il est immédiatement disponible (à la demande du bébé).
La tétée est également un plaisir partagé entre la mère et l’enfant ; les liens affectifs se renforcent et l’enfant se sent en sécurité.
L’allaitement a un effet protecteur pour la mère : il participe à la protection contre le cancer du sein. De plus, il aide à perdre le poids de la grossesse. Il constitue des réserves dans laquelle vous pourrez puiser pour produire votre lait. Si vous n’allaitez pas, les réserves ne seront donc pas utilisées et il faudra plus d’efforts pour les éliminer.
Après la grossesse, que manger quand on allaite ?
Allaiter ne nécessite pas de suivre un régime particulier ou de manger plus. L’essentiel reste d’avoir une alimentation saine et équilibrée. Certains nutriments doivent néanmoins être privilégiés durant l’allaitement : ils passent dans le lait maternel et sont les clés d’une croissance réussie. D’autres par contre sont à limiter voire même proscrire pendant l’allaitement.
Les besoins seront majorés de 1 000 kJ par rapport aux besoins de la femme standard.
1.Les nutriments clés :
le calcium et la vitamine D : laitages, fromages, fruits, légumes, légumes secs… ils participent à l’entretien osseux de la mère mais également au bon développement et construction osseuse du bébé. Il est conseillé de consommer 3 à 4 produits laitiers par jour.
le fer : viandes, ou encore légumes secs associés à la vitamine C pour une bonne absorption. Les besoins en fer du bébé sont couverts par ses propres réserves et par celui du lait.
les acides gras indispensables : les oméga 3 (huile de colza, de noix, les poissons gras : sardines, maquereaux…) les oméga 6 (huiles de tournesol).
la vitamine B6 retrouvée dans les viandes, céréales complètes, légumineuses, permet de lutter contre le blues post-partum (ainsi que le magnésium).
folates, ou vitamine B9 : légumes verts à feuilles, légumes secs…
2. Les aliments à éviter :
Les aliments à goût fort (choux, oignons…) : l’arôme des aliments va influencer le goût du lait.
Les produits à base de soja : contenant des phyto-œstrogènes.
Les produits enrichis en phytostérols : souvent réservés pour les personnes ayant du cholestérol.
L’alcool, la caféine, le tabac sont à bannir.
Les allergènes : Si votre bébé présente des risques de développer une allergie alimentaire (prédispositions familiales), évitez notamment de consommer des arachides pendant que vous allaitez. Renseignez-vous auprès de votre médecin pour plus de renseignements.
De plus, il faut éviter le grignotage notamment de biscuits. La femme allaitante devra respecter un rythme alimentaire : 3 repas et 1 collation, sans se caler sur le rythme du nourrisson. De plus, il est conseillé à celle-ci de prendre soin d’elle, et de reprendre dès que possible et à une intensité convenable une activité physique régulière.
Entretenir la montée de lait
Voici une fiche conseils mettant en évidence des solutions simples / naturelles pour favoriser ou entretenir la montée de lait :

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